~_Ana je t'en supplie aide moi. Aujourd'hui encore, j'ai mangé. Deux pommes ainsi que deux yaourts. Mais ce n'est pas ça le pire. Le pire c'est le chocolat. Si tu savais tout ce que j'ai pu engloutir. J'ai cru que jamais cela ne s'arrêterait. Maintenant je culpabilise. Ce calvaire ne s'arrêtera donc t-il jamais ?
_Ana, aujourd'hui encore, j'ai subi le regard des autres. Le dégoût de mon corps s'est accentué lorsque l'un d'eux a osé me regarder plus fortement. Je me sens grosse & laide. Mon poids me répugne. Je vomie autant que je peux mais rien n'y fait. Mon poids reste inchangé ou diminue mais pas assez vite. Mon apparence reste la même. J'ai besoin d'un changement & vite !
_Ana, ma chère amie, aujourd'hui j'ai mangé mes deux pommes & bu mon thé afin d'éliminer. J'ai couru une heure & fais de la musculation durant une demi-heure. Je me sens plus forte, j'ai perdu 1kg depuis hier. Je suis sur la bonne voix, je me sens bien, même si d'autres me disent que ça n'en a pas l'air.
_Ana, je t'écris spécialement, à partir de maintenant je ne pourrais plus t'écrire de lettre. J'entre à l'hôpital, d'après eux mon poids n'est pas assez suffisant pour vivre correctement. Tout ça à cause d'un malaise.. Les gens sont fou ! Mon yaourt était maintenant amplement suffisant.~
_Bonjour Ana, je ne sais qui tu es, mais ma fille t'écrivait souvent, j'ai trouvé ses lettres sous son lit. Comme tu l'auras compris, c'est sa mère. Hier, ma fille est décédée à cause de son anorexie-boulimie. Peu importe qui tu es, maintenant tout est finit. Que tu souffres de la même maladie que ma fille ou que tu ais été comme son journal intime, ne tombe pas dans ce piège de toujours restreindre ton alimentation& continuer à vomir. Ta vie ne dépend plus que de ce que tu décideras de faire.. Moi je n'ai pas sût repérer ces gestes qui pourtant en disent long. Arrêtons le massacre.
Inspiré de ma vie, faire ce texte m'a déchiré le coeur mais je tenais à vous faire part du calvaire que c'est & vous mettre en garde, ne tombez jamais dans ce tourment fait de prises de têtes à n'en plus finir.. Maryon.